Sculpter, c’est jouer de la matière, l’effet émotif fait le reste
Le samedi 3 mai 2003 :: Pressbook
Sens du beau, goût affirmé de l’esthétique, puissance de la créativité, c’est tout un ensemble qui guide les mains de Régine Caudwell, sculpteur de la cité des Ducs ; elle modèle la matière au feeling et trouve dans cette passion un épanouissement qu’elle aime faire partager aux autres lors de stages.


Cette bordelaise d’origine qui a passé son adolescence à Dijon, est tentée très tôt par le métier d’esthéticienne ; diplôme en mains, elle évolue dans cette sphère. « Sous les mains on connaît le corps » dit-elle. Ces termes définissent l’ébauche d’une passion. Grands bonheurs avec ses trois enfants, mais contraintes malgré tout ; alors « créer devient une évidence, sortir quelque chose de moi, toucher la terre ». Elle est alors à Paris. Ses rencontres décisives avec un sculpteur monumental sur béton, et Jean Lagneau autre grand artiste qui la fait « entrer dans la technique, mais il faut dessiner auparavant », la lancent. Elle découvre un monde d’artistes. De ses nombreuses expositions dans la région parisienne, elle retient la première, « passage terrible où l’on est exposé aux critiques noires et roses ; mais j’ai dépassé cette angoisse pour oser dire que j’étais sculpteur ».
Un travail « dans le sensitif et le spontané »
Elle a forgé ses bases sur des modelages en terre. Première sculpture de femme en argile ; concluante, révélation en ravivant et « sentant vibrer sous ses doigts » des plâtres donnés par son grand-père. En adoptant la poudre de pierre reconstituée, elle trouve « sa » matière, elle sculpte des personnages, homme ou femme, fins, paradoxalement tout en douceur, tout en rondeur. Les courbes de ses sculptures posées sur des socles de pierre ramassées au hasard de balades parlent d’amour, de féminité, de vie ; « Façonner la pâte de ses mains au fil de la pensée » est source de bonheur créatif. En outre, « elle aime jouer de la patine », ce luxe des teintes imaginées, un arc-en-ciel d’effets bronze, ivoire, terre de sienne etc.. une technique personnelle dont on ne dévoilera pas le secret. C’est aussi une signature.
L’atelier dans un jardin
Un jardin de curé qui fleurit au fil des saisons, une maison charmante, « un petit coin de paradis » dit-elle, dans lequel elle a aménagé son atelier. Cet endroit magique qui regorge d’outils, de pâte et de produits, des murs recouverts de dessins, d’ébauches, est propice à la création. Et aux beaux jours, Régine Caudwell compte bien s’y installer pour sculpter.
Anne PRUVOST (Le Bien Public - Samedi 3 Mai 2003)
Un travail « dans le sensitif et le spontané »
Elle a forgé ses bases sur des modelages en terre. Première sculpture de femme en argile ; concluante, révélation en ravivant et « sentant vibrer sous ses doigts » des plâtres donnés par son grand-père. En adoptant la poudre de pierre reconstituée, elle trouve « sa » matière, elle sculpte des personnages, homme ou femme, fins, paradoxalement tout en douceur, tout en rondeur. Les courbes de ses sculptures posées sur des socles de pierre ramassées au hasard de balades parlent d’amour, de féminité, de vie ; « Façonner la pâte de ses mains au fil de la pensée » est source de bonheur créatif. En outre, « elle aime jouer de la patine », ce luxe des teintes imaginées, un arc-en-ciel d’effets bronze, ivoire, terre de sienne etc.. une technique personnelle dont on ne dévoilera pas le secret. C’est aussi une signature.
L’atelier dans un jardin
Un jardin de curé qui fleurit au fil des saisons, une maison charmante, « un petit coin de paradis » dit-elle, dans lequel elle a aménagé son atelier. Cet endroit magique qui regorge d’outils, de pâte et de produits, des murs recouverts de dessins, d’ébauches, est propice à la création. Et aux beaux jours, Régine Caudwell compte bien s’y installer pour sculpter.
Anne PRUVOST (Le Bien Public - Samedi 3 Mai 2003)
